Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Ethique’

La Gouvernance des organisations est déjà très largement encadrée et a fait l’objet de nombreuses études, mais qu’en est-il de la Gouvernance Sociétale ?

Son intégration dans l’ISO26000 comme « 1 question centrale », au même titre que les droits de l’homme ou la contribution au  développement local, a souvent été jugée comme accessoire, sur la base que la Gouvernance était une affaire de Conseil d’Administration en charge des intérêts des actionnaires.

Pourtant dès 2009 l’IFAC (1) dans son guide des bonnes pratiques en matière de gouvernance et « sustainability framework » en    reprécise les principes :

  • Créer et optimiser la « sustainability stakeholder value ».
  • Équilibrer les intérêts des parties prenantes.
  • Appréhender la performance et la conformité.
  • Intégrer la gouvernance dans l’ensemble de l’organisation.
  • Gérer de façon effective et efficiente  les risques.

La Gouvernance Sociétale est donc bien plus qu’un simple exercice de conformité, mais reste une notion à préciser. C’est le rôle critique d’une Direction et un devoir de vigilance pour une intégration réussie de la Responsabilité Sociétale.

Gouvernance Sociétale ou Gouvernance des Parties Prenantes ?

Si Parties Prenantes et RSE ont des origines qui se recoupent très largement, cela ne suffit pas à répondre à la question,  alors que subsistent encore le débat sur la nature et les objectifs de  l’entreprise:

 Créer uniquement de la richesse pour les actionnaires ou prendre en compte les intérêts et attentes des parties prenantes et de la société en général.

Entre ses principes et ses pratiques, la Responsabilité Sociétale de l’organisation doit s’exprimer au travers d’une Gouvernance responsable et respectueuse  de tous les acteurs de sa sphère d’influence.

L’enjeu d’un dialogue sociétal renouvelé porteur d’innovation et de performance durable devrait permettre de lever les dernières résistances.

Comment les médias sociaux inflencent-ils la gouvernance des sociétés ?

(1) International Fédération of Accountants

Read Full Post »

Que nous montre le Bilan de la diversité 2011 effectué auprès de + 3000 entreprises signataires de la charte de la diversité ?

Que c’est bien la mise en œuvre d’une démarche RSE qui reste, avec le fait « moral et éthique », le principal support d’un engagement en faveur de la diversité dans les entreprises. Celles-ci cherchent comment en incorporer les ingrédients dans leurs pratiques d’amélioration de la performance économique.

L’association diversité et non-discrimination reste systématique, au risque d’opérer un amalgame pouvant conduire à une certaine légitimation qui donnerait à penser que l’on respecte les lois et règlements.

Rappelons que tout défaut de « diversité » – entendu ici comme sous représentation d’un groupe identifié à raison d’un critère de discrimination prohibé – soit nécessairement le résultat de discriminations (directes ou indirectes) est dénué de fondement (Cédiey 2007).

Le terme « diversité » ne stigmatise personne. Il ne désigne pas un groupe potentiellement difficile à « intégrer » mais, au contraire, la diversité de toute une société : ses différences (culturelles, ethniques, sociales, religieuses…) comme ses ressemblances.

A ce jour, la diversité n’a jamais fait l’objet -en France du moins- d’une définition officielle, ni dans la Constitution, ni dans les textes de loi. Comme le rappelle le sociologue Michel Wieviorka, « la diversité est une notion à géométrie variable (…) dont les fondements juridiques sont bancals ».

Mais il y aurait une manière « française » de faire de la gestion de la diversité, compte tenu du fait de la faible légitimité de l’entreprise, à interroger ses salariés sur leurs religions, leurs préférences sexuelles, leurs origines sociales, ethniques ou culturelles.

Le management « interculturel » (1) comme démarche de la Diversité.

Comment s’organiser pour produire si l’on tient compte du vendredi des musulmans, du samedi des juifs et du dimanche des chrétiens dans les filiales des grandes entreprises françaises ? Comment juger l’absence d’un manager africain qui veut se rendre aux funérailles de son cousin en province alors que, pour les Français qui l’emploient, le cousin est le plus souvent un parent lointain ? Comment améliorer les compétences dans des équipes regroupant sept ou huit nationalités ?

Comment s’ouvrir à la diversité, si ce n’est qu’en faisant des choix.

En allant au-delà des politiques de lutte contre les discriminations, nécessaires mais souvent défensives, pour faire place à une problématique davantage « identitaire » et « managériale » des organisations, se structurant autour de logiques de reconnaissance et de complémentarité des acteurs.

Retrouvez l’intégral du sujet dans RSO newsletter- 13

(1) Troisième rencontre internationale de la diversité – oct 2007.

Bilan de la charte de la diversité –

Read Full Post »

« Newer Posts - Older Posts »