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Posts Tagged ‘responsabilité sociétale’

Les PME, qui possédent des atouts particuliers pour mettre en œuvre des initiatives de « Responsabilité Sociétale Proactive » se porteraient mieux, même en période de crise.

Les conclusions proviennent d’une étude (1) réalisée auprès de 171 PME du secteur de la machinerie et de l’équipement en Australie.

RSE Proactive, de quoi parle-t-on ?

Selon les auteurs de l’étude, la « RSE Proactive » englobe les investissements environnementaux, sociaux et économiques que les entreprises effectuent en plus de ceux exigés par la loi ou la réglementation. Elle serait par ses politiques de réduction des coûts, de différenciation des produits et d’amélioration de l’efficacité énergétique génératrice de retombées financières.

RSE Proactive, sous quelles conditions ?

Trois facteurs permettent de prédire la capacité d’une PME à s’engager dans la « RSE Proactive »

  • Une vision commune : Par des équipes rassemblées autour d’un objectif Développement Durable partagé.
  • Une gestion des parties prenantes : Par des relations axées sur la collaboration et la coopération.
  • Une proactivité stratégique : Par l’évaluation et l’analyse pertinente de l’information externe.

Selon l’étude, les PME qui pratiquent la « RSE Proactive » affirment posséder ces trois facteurs et déclarent dégager de meilleurs résultats financiers.

Les PME possèdent  des caractéristiques uniques.

Qui font, d’après les auteurs de l’étude, leur force pour engager des initiatives de « RSE Proactive »

  • Une plus grande vigilance entrepreneuriale
  • Des structures financières favorisant une plus grande efficience et souplesse
  •  Un esprit d’innovation qui permet de réagir agilement face à la concurrence

Nous sommes donc bien loin des idées reçues, à savoir que les PME ne possèderaient pas l’expertise, le capital disponible et les économies d’échelle nécessaire pour engager une démarche de Responsabilité Sociétale.

(1)      Torugsa, N.A., O’Donohue, W., & Hecker, R. Forthcoming. 2011. Capabilities, Proactive CSR and Financial Performance in SMEs: Empirical Evidence from an Australian Manufacturing Industry Sector. Journal of Business Ethics.

Source : Réseau entreprise et développement durable

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Quel emploi et quel travail ?

Le CAS (Centre d’analyse stratégique) dans son rapport « Le travail et l’emploi dans vingt ans » du 06 juillet 2011 nous projette en 2030. Il y voit une France plus peuplée et plus âgée mais dont la population active serait plus nombreuse avec un chômage structurel inférieur à celui d’aujourd’hui.

La baisse continue de l’emploi ne fait pas qu’il y a moins de travail, il suffit de regarder autour de nous. Le travail recouvre différentes formes, en dehors de tout cadre d’emploi et sans rémunération, que ce soit pour une activité domestique ou pour la collectivité. Pourtant l’emploi ne dit rien du travail, il n’en délimite que le périmètre et confère un statut, y compris à ceux qui en cherchent un et ne l’ont pas encore trouvé ou l’ont perdu.

Alors que le salariat  est prédominant,  90% des 26 millions d’actifs en France, le travail indépendant se développe sous l’impulsion de la stratégie Europe 2020 et plus particulièrement dans les professions libérales non réglementées (agents d’assurance, informaticiens, consultants et formateurs ) qui pourrait représenter plus d’ 1 millions de professionnels dans les années à venir.

Reste que l’emploi et le contrat de travail, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est  récent. Il aura  fallu plus d’un siècle et demi  après la suppression des corporations et du compagnonnage en 1791 pour accéder à un ensemble de  droits, de couverture des risques,  de protection sociale et de droits à la retraite.

Du bon emploi de l’emploi ….

Le CAS met en évidence une aspiration à plus d’autonomie, une forme de « salariat moins subordonné », que les entreprises semblent déjà anticiper en s’organisant en réseaux, en investissant dans des projets collaboratifs, du e-learning et en favorisant le télétravail.

On voit donc apparaître de nouvelles formes de travail, notamment dans la dimension de la connaissance, où la subordination laisserait place à une logique de prescription « sub-organisation » où il faudrait plutôt répondre aux attentes et exigences des parties prenantes de l’entreprise.

Aujourd’hui, seule la subordination juridique est prise en compte par le droit du travail, si cela protège l’ensemble des salariés, les travailleurs indépendants reste sans protection juridique mais dépendants économiquement. Jacques Barthélémy prône le développement de la « parasubordination » en droit français. Concept qui serait le catalyseur d’une mutation du droit du travail en droit de l’activité professionnelle.

Le CAS imagine aussi une protection plus soutenue des travailleurs au travers de la formation et la sécurisation des parcours professionnels. Ceux-ci sont liés à la portabilité des droits tels que la retraite ou le chômage, mais encore partiellement pour la formation, la couverture santé, la prévoyance et l’épargne.

En développant le périmètre de portabilité le droit du travail passerait d’une logique de protection des statuts à une logique de protection des personnes. C’est ainsi que le CAS propose la création d’un compte individuel social de droits portables, en dotant chaque salarié de moyens financiers pour gérer seul son employabilité.

Retrouvez l’intégral du sujet dans RSO newsletter- 15

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