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Gaudin_Chiclayo_2012-200x300Pour aborder cette nouvelle année, je vous livre un extrait de cette très intéressante interview du 01 février par Dominique Lacroix du prospectiviste Thierry Gaudin pour qui nous sommes en train de vivre une révolution cognitive qui nous conduit à franchir « le mur du temps » par une course à la puissance qui précipite les crises au lieu de les résoudre.

Pour lui nous avons besoin de changer de vision du monde et d’apprendre à vivre en empathie avec la nature.

Thierry Gaudin : Les changements systémiques de civilisation sont structurés par quatre pôles qui s’organisent selon deux axes : matière-énergie et temps-vivant. La civilisation industrielle, qui commence au 18e siècle et atteint son apogée au milieu du 20e siècle, a comme dominante l’axe matière-énergie. Elle est fondamentalement matérialiste dans sa technique comme dans ses idéologies. La civilisation en train de se construire est dominée par l’axe temps-vivant. Elle devrait quitter le matérialisme pour construire une autre philosophie, encore à définir, inspirée des sciences cognitives et de l’histoire de la vie sur Terre.

On utilise l’expression « le mur du temps », par analogie au mur du son franchi par les avions à partir des années 50. On dit qu’on passe  « le mur du temps » lorsque les machines vont plus vite que les neurones. Pour situer l’ordre de grandeur, l’identification de personnes ou d’objets par un système neuronal prend quelques dixièmes de secondes. Les microprocesseurs, eux, travaillent en nanosecondes, c’est-à-dire en gros cent millions de fois plus vite. Cela ouvre la possibilité de « pro-grammer », c’est-à-dire littéralement « écrire à l’avance », des messages qui anticipent les réactions neuronales et éventuellement les pilotent. C’est par exemple ce qu’essaie de faire le neuromarketing.

La possibilité de faire donner des ordres boursiers par des robots est une composante importante des crises financières actuelles. Dans les parties du monde les plus peuplées, les économies de subsistance ont été désarticulées et dépendent de mouvements boursiers. Les paysans manquent d’argent pour se procurer ce qu’ils sont obligés d’acheter et qu’auparavant ils produisaient. En quête de travail, ils s’entassent dans des villes peuplées parfois de plus de 30 millions d’habitants.

Devant l’importance prise par les réseaux et l’informatique qui a vu la proportion d’internautes dépassé les 30% en 2012 et un rythme de progression qui devrait  atteindre un taux de 75% à 2020, les conséquences sur l’éducation, la santé, les entreprises, la gouvernance et les relations humaines devraient dégager 4 orientations majeures pour Thierry Gaudin :

  • Le progrès de la conscience des enjeux planétaires, qui conduira les jeunes générations à prendre une importance politique croissante.
  • L’équipement rapide en téléphones mobiles  des pays en développement permettant à de nouveaux acteurs de s’insérer dans le système économiques avec des pratiques nouvelles qui mettent en cause à la fois les institutions et les monnaies.
  • L’enrichissement des pratiques linguistiques, plus ou moins informatisées et des modes relationnels.
  • La profonde transformation des systèmes de santé et d’éducation, avec la faculté de s’informer à distance qui change radicalement le rapport aux savoirs (la connaissance des maladies par les patients modifie la relation avec les soignants) et modifie inévitablement les modalités d’éducation.

De mon point de vue, l’adoption des lignes directrices pour une Responsabilité Sociétale par les entreprises  est de nature à mieux appréhender ces changements qui vont inéluctablement s’opérer durant cette prochaine décennie.

L’intégralité de l’entretien

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Les PME, qui possédent des atouts particuliers pour mettre en œuvre des initiatives de « Responsabilité Sociétale Proactive » se porteraient mieux, même en période de crise.

Les conclusions proviennent d’une étude (1) réalisée auprès de 171 PME du secteur de la machinerie et de l’équipement en Australie.

RSE Proactive, de quoi parle-t-on ?

Selon les auteurs de l’étude, la « RSE Proactive » englobe les investissements environnementaux, sociaux et économiques que les entreprises effectuent en plus de ceux exigés par la loi ou la réglementation. Elle serait par ses politiques de réduction des coûts, de différenciation des produits et d’amélioration de l’efficacité énergétique génératrice de retombées financières.

RSE Proactive, sous quelles conditions ?

Trois facteurs permettent de prédire la capacité d’une PME à s’engager dans la « RSE Proactive »

  • Une vision commune : Par des équipes rassemblées autour d’un objectif Développement Durable partagé.
  • Une gestion des parties prenantes : Par des relations axées sur la collaboration et la coopération.
  • Une proactivité stratégique : Par l’évaluation et l’analyse pertinente de l’information externe.

Selon l’étude, les PME qui pratiquent la « RSE Proactive » affirment posséder ces trois facteurs et déclarent dégager de meilleurs résultats financiers.

Les PME possèdent  des caractéristiques uniques.

Qui font, d’après les auteurs de l’étude, leur force pour engager des initiatives de « RSE Proactive »

  • Une plus grande vigilance entrepreneuriale
  • Des structures financières favorisant une plus grande efficience et souplesse
  •  Un esprit d’innovation qui permet de réagir agilement face à la concurrence

Nous sommes donc bien loin des idées reçues, à savoir que les PME ne possèderaient pas l’expertise, le capital disponible et les économies d’échelle nécessaire pour engager une démarche de Responsabilité Sociétale.

(1)      Torugsa, N.A., O’Donohue, W., & Hecker, R. Forthcoming. 2011. Capabilities, Proactive CSR and Financial Performance in SMEs: Empirical Evidence from an Australian Manufacturing Industry Sector. Journal of Business Ethics.

Source : Réseau entreprise et développement durable

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