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Archive for the ‘Gouvernement d'entreprise’ Category

antarctique-les-plateaux-de-glace-fondent-aussi-par-dessous-4526Les plateaux de glace de l’Antarctique perdent plus de glace que prévu par leur surface inférieure, immergée dans l’eau.

Je représente souvent le rapport entre les enjeux du développement durable et les pratiques de responsabilité sociétale par l’image d’un iceberg. Le développement durable en est la partie émergée, celle que l’on voit, sur laquelle l’entreprise communique et engage des actions, mais surtout celle qui fond en premier.

La RSE quand à elle représente la partie immergée en lien avec le capital immatériel de l’entreprise. Celle ci existe et même si elle est peu visible, elle ne demande qu’à être valorisée et développée, ce à quoi s’engage bon nombre d’entreprises qui ont compris que l’important n’est pas seulement ce qui se voit, mais ce qui se vit dans le quotidien de ses activités.

La Responsabilité sociétale serait-elle soluble dans l’eau ?

Des travaux menés par une équipe internationale de scientifiques révèlent que la perte de glace qui affecte les plateaux de glace de l’Antarctique est tout autant causée par les chutes brutales de morceaux de glace que par un mécanisme plus insidieux, et surtout bien moins visible : la fonte de leur surface inférieure, immergée dans l’eau.

En effet, selon ces travaux publiés le 15 septembre 2013 dans la revue Nature, la part de la perte de masse des plateaux de glace proviendrait tout autant de la chute de morceaux de glace que de la fonte de la surface inférieure et immergée des plateaux de glace. Pour certains d’entre eux, notamment ceux dont la désagrégation serait avancée, la fonte affectant la face inférieure et immergée serait même impliquée dans 90 % de la perte totale de masse.

La mise au jour de ce phénomène pourrait notamment aider à mieux modéliser et anticiper les conséquences de la fonte des glaces en Antarctique sur le niveau des océans.

À l’heure actuelle, 2800 km³ de glace quittent chaque année les plateaux glacés de l’Antarctique.

Et combien d’entreprises s’éloignent des enjeux du développement durable en ne prenant pas assez en compte leur propre dimension RSE?

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Journal de la science

Crédit photo :  Georges Nijs

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Innovation durableComment ces enjeux sont-ils perçus, intégrés et gérés dans les stratégies d’innovation des entreprises ? Comment penser la performance d’une démarche d’innovation durable et quels en sont les facteurs clé de succès ?

C’est à ces questions que l’étude menée par l’Institut de l’Innovation et de la Compétitivité a tentée de répondre dans sa publication de juin dernier.

La mutation de l’environnement économique, écologique et social soulève de nombreuses problématiques stratégiques comme l’accès aux matières premières dans la durée, les enjeux liés à la transition énergétique, le vieillissement de la population ou la paupérisation.

« Autant de sujets qui peuvent rendre caduques les stratégies d’aujourd’hui mais qui offrent également des espaces d’innovation, des opportunités de renouvellement de l’offre, des méthodes de travail et des mécanismes de gouvernance de l’entreprise », soulignent les auteurs.

Quelle définition de l’innovation durable ?

Pour les auteurs, l’innovation durable désigne l’ensemble des démarches d’innovation menées par l’entreprise pour intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans son activité, pas seulement techniques mais aussi celles qui prennent en compte une dimension sociale et économiques.

L’étude permet de dégager 7 idées clés

  1. Intégrer le développement durable dans les stratégies d’innovation.
  2. Aborder l’innovation durable comme une démarche incrémentale avant de générer de nouveaux business models.
  3. Organiser l’innovation durable par une remise à plat des stratégies et des choix d’organisation.
  4. Recourir à de nouvelles compétences et à de nouveaux critères d’évaluation.
  5. Favoriser l’innovation durable au sein de l’entreprise,
  6. Apprendre de ses échecs pour mieux réussir à travers une démarche itérative.
  7. Changer d’échelle et faire émerger des écosystèmes d’innovation durable.

Les paradoxes de l’innovation durable

Si elle est considérée comme une priorité stratégique, l’innovation durable apparaît aussi particulièrement complexe à mettre en œuvre de façon opérationnelle, comme par exemple : difficulté à construire des projets créateurs de valeur économique, sociale et environnementale, horizons de temps difficilement compatibles avec ceux des marchés financiers….

Une autre difficulté majeure concerne le portage organisationnel de l’innovation durable car non seulement celle-ci se situe à l’interface de directions différentes (direction innovation et direction DD) mais il est encore extrêmement difficile de piloter des projets transversaux, de décloisonner les frontières, voire de repenser sa position au sein de son écosystème…

Les auteurs de l’étude conseillent aux entreprises de renforcer les capacités prospectives et de management de l’innovation des acteurs en charge du développement durable, de dépasser une approche fragmentée de l’innovation durable tout en identifiant des « utopies mobilisatrices » et d’accepter et assumer la dimension « politique » de l’innovation durable.

Quelle gouvernance sociétale pour l’innovation durable ?

L’innovation durable n’est pas qu’une affaire privée mettant en jeu des entrepreneurs, marchés et entreprises, elle concerne très souvent le bien public. Ceci ouvre dès lors la question fondamentale de la gouvernance sociétale de l’innovation.

A cet égard, même si plusieurs démarches permettent de résoudre l’équation :

Innovation + Développement durable = Nouveaux business models, beaucoup reste à faire pour « oser la rupture ».

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Capteur d'avenirSource Photo

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