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Via Scoop.itPracticeRSE
Le développement soutenable est-il soluble dans le lobbying, les conflits d’intérêts et les expertises biaisées ?   C’est à quoi a essayé de répondre le séminaire organisé par l’Association Adéquation ce 18 octobre à l’Assemblée Nationale.

Marie GROSMAN, biologiste, et Roger LENGLET, philosophe et journaliste d’investigation qui au travers de leur livre « Menace sur nos neurones – Alzheimer, Parkinson… et ceux qui en profitent » nous annoncent de bonnes et mauvaises nouvelles.

Si les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, la sclérose en plaques et l’autisme, dont le nombre de cas explose et qui touchent des personnes de plus en plus jeunes, ne sont pas une fatalité, puisqu’elles sont essentiellement dues à la prolifération des molécules chimiques dans l’alimentation, l’air, l’eau, les maisons, les objets usuels, plutôt qu’au vieillissement ou à des causes génétiques.

Mais les industriels de la chimie, de l’agro-alimentaire et du médicament, occultent ce constat. Pour ces 2 auteurs, notre société est tombée dans le piège de la marchandisation des maladies du cerveau et dans la paralysie de la prévention.

Les maladies neurodégénératives et neuropsychiatriques sont un fabuleux marché qui garantit un exceptionnel retour sur investissement. Le déni de l’impact des produits neuro-toxiques est proprement« criminel » selon Roger LENGLET, qui a également dénoncé la passivité des pouvoirs publics, ainsi que la disparition des filières de formation en toxicologie en France.

A l’ouverture du séminaire, la députée Catherine LEMORTON est venue exposer les enjeux de la nouvelle Loi relative à la sûreté du médicament. Si, selon elle, ce texte comporte des avancées en matière de contrôle des conflits d’intérêts, déclarés sur une période d’au moins cinq ans, il reste insatisfaisant. Il faudrait avoir la garantie que la création d’une base en ligne accessible à tous sur les médicaments se fasse en dehors de toute influence de l’industrie du médicament.

Elle a également fustigé le constat du Conseil supérieur de l’audiovisuel qui dit préférer conserver les spots télévisés pour les produits alimentaires en direction des enfants plutôt que de perdre la manne publicitaire.

Séverine TESSIER, fondatrice d’Anticor, a ensuite parlé du lobbying s’exerçant au sein de l’Assemblée nationale. Clairement ressenti comme une pratique douteuse d’influence sur les élus avant 2009, le lobbying est désormais « légitimé » grâce à l’attribution de badges journaliers et l’inscription dans un registre.

Enfin, Yveline NICOLAS, coordinatrice d’Adéquations, a estimé qu’il est important de défendre le journalisme d’investigation, comme aussi d’informer sur les actions citoyennes positives, comme l’initiative de la branche française de l’association européenne Women in Europe for a Common Future (WECF) : « Nesting », ou comment préparer un environnement le moins pollué possible pour les bébés et les enfants.

Retrouver l’intégralité des contributions sur le site Adéquations

Show original

Oui, à en croire l’étude  « Services : enjeux de la compétitivité française à l’horizon 2025 » présentée par Olivier Wyman le 16 juin dernier au Groupement des Professions de Service (GPS).

Si le marché des services est 2 fois plus gros que celui de l’industrie, il tentera à doubler dans les 15 prochaines années, la France risque de perdre du terrain sur la scène international compte tenu de ses fragilités : faible productivité, marché encore atomisé, investissements en baisse…

Consolider ou être consolidé ?

L’étude montre que dans un contexte de mondialisation, la consolidation de l’hôtellerie en France est passée de 40 à 70% en prés de 10 ans, mais que celui des Tours opérateurs sous contrôle étranger a suivi une même tendance en passant de 10 à 40%.

Et les opportunités existent pour les champions français des services au 3ème rang mondial dans les médias, l’hôtellerie, la distribution alimentaire, la loterie, les transports..

Stratégie de l’immatériel pour gagner en compétitivité.

L’hôtellerie,  qui fait partie de ces métiers de services, s’est engagée (depuis 2009) dans une stratégie de  gestion dynamique de ses actifs immatériels pour trouver des leviers de croissance et créer une performance durable……mais le « capital humain »  reste à la peine.

Retrouvez l’intégral du sujet dans RSO newsletter-05