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Archive for the ‘Gouvernement d'entreprise’ Category

RelocalisationUne étude récemment publiée fait le point sur les « Relocalisations d’activités industrielles en France » et montre combien les dynamiques de la mondialisation évoluent et combinent, entre autres, logiques de dé – mais aussi de re – localisations.

Morceau choisit d’un extrait de la synthèse finale publiée sur le site de Metis Europe:

Les travaux relatifs aux principaux déterminants des délocalisations soulignent que les vagues observables de relocalisations dans les dernières décennies, pour certains pays et certaines activités, reposent notamment sur la combinaison d’une automatisation efficiente et d’une meilleure réactivité face au marché.

  • le mouvement de relocalisation, sans être massif, n’est pas marginal.

Il peut même être considéré comme prometteur. Il concerne en effet des entreprises très variées, qu’il s’agisse de leur appartenance sectorielle, de leur taille, de leur ancienneté, de leurs dimensions industrielles, commerciales, humaines et capitalistiques, de leur contenu en innovation, de leur positionnement en gamme, de leur appartenance capitalistique, et plus généralement de leur histoire économique.

  • les entreprises ont pour point commun d’avoir envisagé la production à une échelle sinon mondiale, du moins internationalisée.

Immergées dans la mondialisation, elles en dessinent la version positive et offensive, en quelque sorte. De ce fait, elles sont représentatives de cette « respiration » qui caractérise l’économie mondialisée contemporaine, et qui revisite régulièrement les avantages comparatifs des produits, des marques, et des coûts de production

  • les entreprises sont régulièrement appelées à réexaminer leurs choix stratégiques.

Et à revoir donc l’adéquation de leur appareil de production, de logistique et de commercialisation, aux nouvelles conditions de marché et aux nouvelles orientations stratégiques ainsi définies.

En conclusion, le phénomène des relocalisations (comme des délocalisations) apparaît donc intimement lié à la fragmentation des chaînes de valeur actuelles, et à leur recomposition, sinon permanente du moins régulière, à l’échelle mondiale. Il dessine les contours d’une « mondialisation offensive », mobilisant de nouveaux avantages comparatifs au service d’un repositionnement dans la chaîne de valeur, dont la relocalisation des activités productives n’est que l’expression, et non la fin en soi.

Retrouver l’intégralité de la synthèse

Metis

Pour accéder directement à l’étude

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parties-prenantesAu-delà des aspects d’éthique ou de légitimité, quelle attitude l’entreprise doit-elle adopter vis-à-vis de ses parties prenantes ?

Franck BRULHART propose dans cet article comment aborder une des pratiques fondamentales de la Responsabilité Sociétale, son éclairage s’appui sur une étude conduite avec Sandrine GHERRA  et publiée dans son intégralité dans la revue« Finance, Contrôle et stratégie » en 2013.

Enjeu majeur pour les organisations, le thème de la responsabilité sociale de l’entreprise interroge directement la conciliation possible entre comportement socialement responsable et performance économique. C’est notamment l’implication des parties prenante qui se révèle particulièrement déterminante dans cette conciliation.

Le management des parties prenantes renvoie aux stratégies et aux comportements adoptés par l’entreprise pour gérer ses relations avec les acteurs ou les groupes d’acteurs qui ont un intérêt à la vie de l’entreprise.

Le management des parties prenantes a la lourde tâche de parvenir à générer un équilibre entre le comportement de l’entreprise et les attentes de ses parties prenantes, en vue de permettre la réussite financière et économique de l’entreprise.

Dans ce domaine, deux positions s’affrontent en vue de maximiser la performance économique:

  • opter pour un management fondé sur une « orientation parties prenantes »
  • ou choisir un « management différencié » des parties prenantes

Les études antérieures ne permettent pas de trancher ce débat même si elles concluent dans une majorité des cas à une association positive entre orientation parties prenantes et performance économique.

Dans ce contexte, nous avons mené une étude adressée à plus de 1000 entreprises du secteur des produits de grande consommation (agroalimentaire et hygiène), analysant sur une période de deux années leur politique de gestion des parties prenante et leur performance économique. Nos résultats montrent :

  • que les entreprises qui optent pour une attitude généralisée d’écoute et de réponse aux attentes de toutes leurs parties prenantes, voient leur performance économique se dégrader.
  • que l’entreprise qui met en place un ordre de priorité dans la réponse à apporter aux attentes des parties prenantes bénéficie d’une performance supérieure.

Cependant, Franck BRULHART, propose de nuancer les résultats de son étude par :

  • l’horizon à long terme de l’influence de l’orientation parties prenantes (notamment par le biais des effets sur la réputation et/ou sur la capacité d’innovation), peut être en décalage avec le caractère à court terme de la mesure de la performance.
  • la capacité de l’entreprise à transformer cette politique partie prenante pour l’appliquer à des fins commerciales et la « rentabiliser ».

Retrouver l’intégralité de l’article

le cercle les echos

A lire aussi l’ article de Sandrine Gherra sur la Responsabilité Environnementale 

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