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Code civilTel qu’il existe actuellement, le droit des sociétés français n’incite pas vraiment les entrepreneurs à voir au-delà de la maximisation des profits. Nicolas Gardères et Mohamed Naït Kaci, avocats, sont membres du think tank Impact!. Parmi leurs idées innovantes : la création d’une nouvelle structure plus responsable, la société de profit partagé.

Notre idée serait de créer une nouvelle catégorie de société : la société de profit partagé (SPP). Beaucoup plus simple que les structures coopératives et clairement orientée RSE, contrairement aux sociétés capitalistes traditionnelles, la SPP répondrait à la demande de ces nouveaux et nombreux entrepreneurs « responsables » désorientés par l’absence de structure adaptée.

La SPP, dont l’objet social ne serait pas limité aux secteurs sociaux et environnementaux, reposerait sur trois grands principes.

  1.  La limitation des écarts de salaires
  2.  La répartition des profits en trois parts égales
  3. Le choix du statut de SPP serait définitif

Nous croyons fermement que la création d’une structure idoine comme la SPP permettra, au-delà de l’utilité sociale générée, non seulement d’améliorer l’efficacité économique des entreprises de l’ESS ou de l’ »économie verte », mais également d’amener de nouveaux entrepreneurs et des entreprises existantes (abandonnant leur statut initial), vers une plus grande vertu économique.

Retrouver l’intégralité de l’article sur Le PLUS

l'homme qui plantait des arbresPour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années…

Voici une nouvelle de Jean Giono à la dimension mystique, symbolique et amoureuse  de la nature; mettant en exergue les qualités de patience et de force du travail. Elle m’a été récemment transmise, à mon tour de vous la faire partager. La conclusion de Jean Giono m’inspire sur ce qu’il faut de constance aussi pour « semer » et « propager » une conscience RSE dans nos organisations.

« Quand je réfléchis qu’un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu’il a fallu de constance dans la grandeur d’âme et d’acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d’un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette œuvre digne de Dieu.. »

Nous sommes en 1913 ….entre Alpes et Provence.

Ce sont des endroits où l’on vit mal. Les familles serrées les unes contre les autres dans ce climat qui est d’une rudesse excessive, aussi bien l’été que l’hiver, exaspèrent leur égoïsme en vase clos. L’ambition irraisonnée s’y démesure, dans le désir continu de s’échapper de cet endroit. Les hommes vont porter leur charbon à la ville avec leurs camions, puis retournent. Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancœurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien pour la vente du charbon que pour le banc à l’église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières.

Il s’appelait Elzéard Bouffier …..l’intégralité de cette nouvelle

La vidéo de 34 minutes réalisée par l’illustrateur canadien Frédéric Back en 1987 pour Radio-Canada. Le texte de Giono est narré par Philippe Noiret: à voire ici