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Rendement financierDepuis plusieurs dizaines d’années, les recherches indiquent que la responsabilité sociale (RSE) permettrait d’améliorer le rendement financier des entreprises.

Une étude du Dr Caroline Flammer de la Ivey Business School de l’Université de Western Ontario nous apporte les premières preuves empiriques démontrant l’existence d’un lien de causalité entre la RSE et le rendement financier.

Traditionnellement, les chercheurs se sont efforcés de déterminer si l’adoption de la RSE entraîne une amélioration des variables financières telles que le rendement de l’actif (RDA), le rendement des capitaux propres (RCP) et le ratio de Tobin (le ratio cours/valeur comptable d’une entreprise). Les deux semblent augmenter en parallèle, ce qui laisse penser que la RSE stimule le rendement financier.

Les entreprises qui mettent en œuvre des activités de RSE s’enrichissent-elles, ou bien les entreprises plus riches peuvent-elles se permettre davantage d’initiatives de RSE?

Les nouvelles activités de RSE proposées par l’entreprise sont souvent soumises au vote des actionnaires. Le Dr Caroline Flammer a étudié 2 729 propositions d’initiatives de RSE soumises au vote des actionnaires dans des entreprises cotées en bourse aux États-Unis entre 1997 et 2012, englobant la responsabilité sociale et le rendement environnemental. Elle a comparé les effets financiers des propositions approuvées ou rejetées par une faible marge des votes (« propositions approuvées ou rejetées de justesse »), dans la mesure où ces votes reflètent des différences minimes sur la manière dont les actionnaires perçoivent les activités proposées.

Une proposition approuvée de justesse entraînerait une augmentation de 0,92 % de la valeur pour les actionnaires.

Dans son étude, elle a également découvert que :

  • les industries qui affichent des niveaux de RSE supérieurs réalisent des plus-values plus élevées
  • les programmes de RSE améliorent les résultats d’exploitation
  • la RSE entraîne des rendements marginaux décroissants

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REDD

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Ambitions contrariéesLes dirigeants des grandes entreprises au niveau mondial demeurent engagés en faveur du développement durable mais font part de leurs ambitions contrariées en la matière et en appellent à des politiques incitatives des gouvernements.

La plus vaste étude internationale dans ce domaine, menée auprès des dirigeants d’entreprise membres par le Pacte mondial des Nations Unies et Accenture, identifie les bonnes pratiques des entreprises qui conjuguent forte présence sur leur marché et leadership en développement durable.

L’étude montre que plus des deux tiers des dirigeants d’entreprise – 67 % – jugent insuffisants les efforts des entreprises pour relever les défis mondiaux en matière de développement durable. Désireux d’intégrer le développement durable à tous les échelons de leur entreprise, la grande majorité de ces dirigeants en appelle désormais à des mesures d’incitation et de récompense pour les entreprises les plus avancées dans ce domaine afin de libérer tout le potentiel du secteur privé.

Alors que le Pacte mondial des Nations Unies continue d’enregistrer une forte croissance avec près de 8 000 entreprises participantes, l’étude démontre une prise de conscience grandissante, au sein des entreprises aux quatre coins du monde, des opportunités offertes par le développement durable.  ces dirigeants pensent aussi majoritairement que le climat économique ainsi qu’une série d’autres priorités font obstacle à l’intégration à grande échelle du développement durable dans leur entreprise.

93 % des responsables interrogés considèrent les aspects environnementaux et sociétaux ainsi que les questions de gouvernance comme importants pour l’avenir de leur entreprise

Si ils sont convaincus que les entreprises doivent ouvrir la voie pour relever les défis du développement durable, ces responsables pointent néanmoins un certain nombre d’obstacles :

  • Le manque de ressources financières est le principal frein aux progrès en matière de développement durable
  • L’incapacité à faire le lien entre le développement durable et la valeur pour l’entreprise
  • Les consommateurs feront toujours passer le développement durable au second plan, derrière le prix, la qualité et la disponibilité
  • La vision à court terme des marchés financiers

Un appel à des partenariats avec les gouvernements et à une intervention du marché

L’enquête révèle que les chefs d’entreprise demandent une collaboration accrue entre les entreprises, les gouvernements et les responsables politiques. Interrogés sur les instruments politiques qu’ils jugent prioritaires

  • 55 % indiquent les réglementations et les normes
  • 43 % appellent les gouvernements à adapter les subventions et les mesures d’incitation
  • 31 % souhaitent une intervention sous la forme de taxes.
  • 21% préfèrent des mesures moins contraignantes, telles que les campagnes d’information et les démarches volontaires

Les entreprises performantes dans le développement durable

S’appuyant sur la méthodologie d’Accenture pour l’évaluation des entreprises performantes, l’étude identifie un certain nombre d’approches particulièrement susceptibles d’être suivies par ce qu’elle appelle les « leaders transformationnels » en pointe dans le développement durable. L’analyse révèle que ces leaders donnent l’exemple aux autres entreprises :

  • 81 % voient dans le développement durable, l’accès à de nouveaux marchés, le développement de nouveaux produits et services et un facteur de différenciation de leurs offres grâce à de meilleures performances sociétales et environnementales
  • 81 % pratiquent le reporting intégré des indicateurs financiers et durables
  • 95 % déclarent qu’ils vont investir et se lancer dans de nouvelles technologies en matière de développement durable au cours des cinq prochaines années

« Les chefs d’entreprise sont manifestement déçus que les marchés ne soient pas alignés sur le développement durable comme ils l’avaient espéré il y a trois ans et ils souhaiteraient voir les gouvernements agir davantage pour créer un cadre favorable. Cependant, la bonne nouvelle est qu’ils n’ont pas perdu la foi dans le rôle moteur des entreprises pour le développement durable », conclut Bruno Berthon Directeur Général de l’activité Conseil en Stratégie et Développement Durable d’Accenture monde.

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AccentureAccéder à l’étude >ICI

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