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Archive for the ‘Ressources humaines’ Category

"Enough Said" Portraits - 2013 Toronto International Film FestivalCes derniers jours, une nouvelle expression s’est imiscée dans les médias : celle de “génération Z”. Une nouvelle catégorie sociologique qui chasse la génération Y du devant de la scène. Mais que représente-t-elle vraiment ? Et quelles sont ses caractéristiques ? Décryptage.

Après les générations X et Y, voici venu le temps de la génération Z. Inventée il y a environ trois ans, cette formule désigne l’ensemble des individus nés à partir de 1995 qui ont grandi avec les technologies de l’information, Internet et ses réseaux sociaux.

Une hyper-connectivité innée qui la différencie de son aînée, la génération Y (qui a dû, elle, apprendre à se servir d’Internet), et qui lui vaut également le sobriquet de “Génération C” – pour Communication, Collaboration, Connexion et Créativité.

Si les enfants de la génération Z font aujourd’hui leur apparition dans les médias, c’est qu’ils atteignent l’âge adulte, et ne vont donc pas tarder à faire leur entrée sur le marché du travail. Une arrivée qui peut faire peur à la génération X, à la tête des entreprises actuelles, et à la Y, qui vient à peine de se faire une place dans le monde professionnel.

Au vu de son hyper-connectivité constante, les prophéties au sujet de cette génération se succèdent. Dans cet article Eric Delcroix et Valentin Reverdi tentent de démêler le vrai du faux.

“Vous me suivez ou je dégage”

Une des caractéristiques de cette génération : le bouleversement des codes qu’elle va engendrer dans le monde du travail.

Dans son livre Le Prix de la confiance sorti en 2013, le fondateur de Moons’Factory Didier Pitelet décrit ces moins de 20 ans comme des utopistes peu dociles qui exigeront un nouveau management entrepreneurial.

Un management qui devra être à leur image selon lui :

Canaliser leur énergie à des fins positives supposera de mettre en place des modèles de management structurants, éducatifs et psychologiques.

Même s’il les considère comme de bons éléments, qui “trimbaleront leur maison au bureau et leur bureau à la maison” et “travailleront autant que leurs aînés à condition d’y trouver un intérêt et de donner du sens à leur quotidien”, Didier Pitelet souligne ici la nécessité d’une sorte de guide pratique destiné aux entreprises.

Entreprises qui semblent, à chaque arrivée d’une nouvelle génération, dans l’obligation de revoir entièrement leur système de fonctionnement – on se souvient en effet du nombre incalculable d’études, rapports et autres livres destinés à l’intégration de la génération Y dans le monde du travail :

  • Intégrer et manager la génération Y de Julien Pouget
  • La génération Y d’Olivier Rollot
  • Manager la génération Y de Florence Pinaud et Marie Desplats.

En raison de son hyper-connectivité, cette génération Z sera-t-elle vraiment plus difficile à gérer que la précédente ?

En tout cas, elle implique un management qui sera complètement différent, assure Eric Delcroix.

Lorsque la génération Z arrivera sur le monde du travail, c’est la génération Y qui dirigera, et les individus de cette génération sont plus ouverts sur le monde digital que ceux de la génération X, actuellement en place. Ce qui va se passer sera très simple : la génération Z va profiter de cette ouverture et dira : “Vous me suivez, ou je dégage”.”

Le plaisir, condition sine qua non

Faire ce dont on a envie, et vite. Une caractéristique qui définirait de plus en plus ces moins de 20 ans.

Valentin Reverdi incarne d’ailleurs parfaitement cette catégorie de nouveaux jeunes adultes. À seulement 16 ans, il a déjà plusieurs fois endossé le costume de chef d’entreprise. “J’ai créé mon premier site à 11 ans. J’aidais des personnes handicapées en Tunisie à avoir accès à un ordinateur“, explique-t-il.

Après avoir fondé deux autres sites, il s’apprête aujourd’hui à lancer Dissemblances, un magazine qui souhaite mettre en valeur le travail de jeunes journalistes. Ceux de la génération Z.

J’ai arrêté l’école en novembre 2013 à l’âge de 16 ans, parce que je m’ennuyais. Je voulais m’insérer tout de suite dans un cursus professionnel“, confie ce jeune entrepreneur.

Se responsabiliser plus vite

Selon plusieurs médias, la figure de proue de cette génération Z serait Tavi Gevinson. Comme Valentin Reverdi, cette jeune Slovène a créé son premier site à 11 ans, Rookie. Grâce à lui – et à son look peu commun – elle s’est rapidement fait remarquer par l’industrie de la mode. Aujourd’hui, avec Rookie, Tavi Gevinson emploie 80 personnes. À seulement 17 ans.

Dans son numéro 955 du 19 au 25 mars 2014, Les Inrocks dédiait une page entière aux enfants de la génération Z, et les qualifiait en ces termes : 

Ils ne se souviennent pas d’un monde sans crise et n’ont pas suivi les traces et diplômes des aînés pour s’immerger dans la société.

Traduction : pas besoin de titres scolaires pour qu’ils réussissent professionnellement. “Je suis entièrement d’accord sur cette notion de diplomes et d’aînés. Ils vont tout chambouler à ce niveau-là” confirme Eric Delcroix.

Même s’il est conscient du fait que, à l’image de Tavi Gevinson, il est un cas isolé, Valentin Reverdi constate qu’Internet a permis aux jeunes de sa génération de se responsabiliser plus vite.

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Konbini

Photo : Tavi Gevinson 

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Performance collectivePrendre en compte les aspirations de chacun, écouter, encourager, prendre en considération, en un mot créer de la confiance pour mieux renforcer la cohésion et nourrir la performance collective.

Un entretien avec Philippe Humeau souvent présenté comme un spécialiste dans l’application des méthodes participatives, la théorie du changement, l’analyse et la structuration du projet d’entreprise, l’intégration de l’engagement RSE à la stratégie d’entreprise, l’analyse et le dialogue avec les parties prenantes, la mesure des performances, le management interculturel.

Nous pensons, dites-vous, que le management doit s’adapter, dans ses modalités, afin de mieux répondre aux enjeux du contexte actuel. Pour quelles raisons l’entreprise doit-elle faire évoluer son management ?

Philippe Humeau : Le contexte dans lequel l’entreprise évolue aujourd’hui connaît des mutations quasi permanentes. Ces mutations sont notamment d’ordre économique, technique, culturel. Elles se caractérisent par une complexité et une incertitude croissantes, l’accélération des rythmes et des cycles ; mais également, par un niveau d’échange et d’accès à l’information, une capacité d’analyse, une diversité des êtres humains et des cultures en présence qui, judicieusement utilisés, peuvent favoriser de manière insoupçonnée l’anticipation et l’innovation tant nécessaires pour mener des actions pertinentes et performantes. Pour répondre aux enjeux de ces évolutions, l’entreprise doit pouvoir prendre des décisions parfois radicales, très rapidement, tout en assurant la cohésion et l’engagement des équipes qui la composent.
Nous avons la ferme conviction qu’aujourd’hui, associer largement les acteurs et les parties prenantes à des processus managériaux collaboratifs, c’est accroître la pertinence de l’analyse et des décisions, c’est consolider la capacité d’action et finalement c’est favoriser la performance.
Le modèle du chef qui pose la vision pour les années à venir est caduc. Aujourd’hui, avant même la gestion de la performance, c’est la pertinence des actions que l’on doit pouvoir remettre en question à chaque instant, ensemble. Ne perdons pas de vue un dernier aspect, celui des récentes évolutions sociétales. Au cours de ces dernières années, l’entreprise s’est vu conférer un rôle «social» de premier ordre. L’entreprise souhaite ou doit désormais jouer un rôle qui va bien au-delà de la création de valeur financière. Dans l’engagement sociétal des entreprises, les notions de pertinence et de performance sont évaluées selon des critères élargis, extra-financiers.

Votre approche est centrée sur la notion de management par l’action collective, qui mobilise la diversité (humaine, des compétences, des cultures…) des équipes et des parties prenantes, orientée vers l’impact : amélioration du bien-être au travail, augmentation de la productivité de l’innovation…

Philippe Humeau : Oui, nous plaidons pour une vision centrée sur l’«action collective». Les logiques financières, actionnariales et juridiques nous font oublier que l’entreprise est avant tout un collectif humain, qui mène un projet dont la mise en œuvre est collective.Nous considérons qu’à tout niveau hiérarchique, qu’à toute fonction, les salariés détiennent une vision de l’activité de l’entreprise, dont la prise en compte est utile pour alimenter les fonctions vitales que sont l’anticipation, la pertinence, l’innovation et la performance.

Cet excellent entretient de Farida Moha pour LE MATIN, aborde des questions pertinentes, auxquelles Philippe Humeau répond sans détour.

  • Théories du changement : quels leviers ?
  • Quels leviers faut-il mettre dans une entreprise pour initier le changement ?
  • Quels sont les ressorts universels du management ?
  • Quel est le rôle des dirigeants dans une conduite de changement du management ?

Retrouver l’intégralité de cet entretien

Le Matin

Crédit photo : Mademoiselle Maurice.

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