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Posts Tagged ‘Ethique’

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Vous connaissez mon attachement aux « mots » qui sont souvent révélateur d’autres « maux » et ma conviction que l’intégration réussie de la Responsabilité Sociétale dans les organisations se mesurera par la communication.

La deuxième édition  « analyse sémantique du discours Corporate des entreprises » publiée par le cabinet Inférences montre de mon point de vue des signes encourageants d’orientation vers une communication plus démonstrative qu’affirmative.

« Pas de bouleversement majeur, donc, du discours des entreprises sur le développement durable dans cette deuxième édition, mais des traces d’avancées, de prises de conscience, de mobilisation de moyens, d’inscription dans une logique de preuves avançant pas à pas mais de manière certaine ».

Développement Durable et RSE, rien ne les oppose !

Entre Enjeux du développement durable et Pratiques de la RSE, l’analyse sémantique confirme cette différenciation où le développement durable est plus souvent associé à la notion d’engagement, quand  la RSE l’est plus souvent à celle de performance.

L’étude précise : que le développement durable est davantage utilisé dans des contextes d’énonciation qui mettent en scène la politique ou la stratégie de l’entreprise, et que la RSE renvoie davantage aux aspects opérationnels se référant à des démarches, des projets ou des actions.

J’ai relevé quelques points d’analyse intéressants, tout d’abord sur les différents champs notionnels ….

Social et Environnemental

–       Comme le fournisseur, le salarié (ou le collaborateur) est souvent sensibilisé, ou compris pour qu’il lui soit mieux répondu. Son rôle sémantique est cependant très majoritairement passif dans les énoncés (l’entreprise sensibilise le salarié ou le fournisseur, et non l’inverse…).

–       La valorisation d’une diminution de la consommation de ressources se met au service des notions de protection ou de préservation, En d’autres termes, le consommer moins pour consommer mieux pourrait se traduire dans l’entreprise par un produire mieux pour préserver plus.

Le champ sociétal est dominé par trois références en particulier : éducation, solidarité et international.

–       L’éducation constitue un point d’ancrage du discours RSE des entreprises. Les entreprises veulent conserver et développer leurs talents quand, à l’extérieur, elles engagent massivement leur responsabilité sociétale sur le terrain de l’éducation.

–       La solidarité est souvent incarnée par des actions concrètes en faveur des plus démunis et elle est également bien souvent déclinée de manière abstraite en principes, objectifs, enjeux ou encore valeur

…puis sur les champs sémantiques :

–       Des huit champs sémantiques structurant le discours Corporate des entreprises sur le développement durable, c’est celui du volontarisme qui l’emporte.

–       Vient ensuite le champ du contrôle et de la mesure, souligné en particulier par les notions d’évaluation, d’expertise, de mesure, de contrôle, de reporting, ou encore de processus, de procédure et de méthode.

–       La priorité affichée des enjeux entre en contradiction avec la hiérarchie des notions connotées par le discours. En d’autres termes, si les enjeux développement durable et environnementaux sont soulignés, le lexique global reste avant tout marqué par le champ économique…

–       Les externalités (le plus souvent négatives) ont intégré une culture du risque, et l’entreprise s’interroge désormais sur une palette plus large de ces risques : environnementaux, psychosociaux, technologiques, corruption…

De tous les mots présents dans les champs sémantiques constitués, ce sont, dans l’ordre, action et projet qui arrivent en tête comme pour rappeler que le développement durable envisagé du point de vue de l’entreprise est avant tout une éthique de l’action et de la volonté de faire, avant d’être une morale.

Si la méthodologie « analyse sémantique » montre sa pertinente pour la mesure de l’engagement et du niveau de maturité des entreprises sur la thématique du développement durable, elle peut très favorablement participer à la phase de diagnostic pour toutes entreprises qui souhaitent s’engager dans une démarche RSE.

Analyse sémantique du discours corporate des entreprises sur le développement durable

Valoriser votre existant par le sens : Evaluer votre Responsabilité Sociétale

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Nous étions nombreux ce mardi 31 janvier pour la séance inaugurale des travaux de la toute nouvelle Académie de l’Ethique en présence de Jean Paul Delevoye Président du Conseil Économique Social et Environnemental.
Dans son introduction , il nous a délivré un message de vigilance, car si nous n’y prenons pas gare « nous irons dans le mur ». Il est temps de revisiter nos rapports de satisfactions à nos besoins en remettant du sens critique face à une croissance non-raisonnée de l’offre .
Je ne doutais pas du succès de cette entreprise initiée par mes amis Michel Joras et Michel Jonquières entourés de Françoise de Bry, Michèle Guillaume-Hofnung et Hervé Lainé, dotée d’un impressionnant Comité Scientifique par les diversités et sensibilités représentées.
Au cours de cette conférence-atelier « Une Académie de l’Ethique…quelle [im]Pertinence ! »,  des personnalités comme Jean Staune, Philosophe, Thierry Beaudet, Président de la MGEN, Christian Hervé, Directeur du laboratoire d’éthique médicale à l’Université Paris-Descartes, Jean Audouard, Directeur de L’ESCE et John Crawley, Responsable de l’Ethique des sciences à l’UNESCO, nous ont tour à tour livré leur « billet d’impertinence » et leur vision de l’Ethique.
La présence et le témoignage de Fadi Comair, Nehme Azoury et Naïm Ouaini, Fondateurs de l’Académie de l’Ethique du Liban sont venus confirmer la portée transfontalière et francophone du projet .
Au cours des débats, il a été souligné que devant une certaine « faillite »,  l’éthique de l’expertise était cruciale, mais qu’en France les resistances exitaient comme celle de la transparence, qui nous amène à nous interroger sur nos peurs, nos humiliations et nos espérances.

Pourquoi l’Ethique, et pourquoi une Académie ?  Ce à quoi répondent  les fondateurs….

L’Ethique est de plus en plus présente dans la conscience commune, elle traverse de façon croissante l’actualité quotidienne…mais s’agit-il d’un effet de mode ?
Au contraire, une simple attention portée aux comportements et aux attentes des individus, des entreprises ou des acteurs montre qu’il y a là une tendance sociétale lourde qui structurera durablement les sociétés futures. L’Ethique est au cœur même de la nature humaine et son exigence s’accroît, imposant toujours plus d’observance et de transparence.

Et pourquoi une Académie ?

Chacun dans ses activités professionnelles est amené à traiter de l’éthique par une approche spécifique et parcellaire.  Cela laisse un sentiment d’insatisfaction avec le désir d’  « élever le débat ». Donc, au-delà des rencontres et du partage des idées, il y a l’envie de proposer une réflexion nouvelle sur les valeurs, qui puisse servir de socle de référence pour les comportements futurs et les décisions qui dessineront le monde dans lequel nous vivrons dans les décennies à venir. L’Académie reflète bien l’esprit de cette initiative.
J’apporterais ma contribution aux travaux de l’Académie, mais aussi au travers de mes missions de conseil  où je m’efforcerais  et j’ai envie de l’être… [im]Pertinent.

Académie de l’Éthique – 4 rue de l’Université 75007 Paris – contact@académie-ethique.org

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