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Archive for the ‘Gouvernement d'entreprise’ Category

Doctrine sociale egliseQuand les entreprises mettent en place une politique de Responsabilité Sociétale (RSE) en fait, elles appliquent, sans le savoir, les principes issus de la Doctrine Sociale de l’Eglise (DSE).

C’est ce à quoi Dominique Cassanet du cabinet Rdj-conseils se propose de répondre dans cet excellent article, dont je vous livre quelques passages.

Oui la RSE et la DSE partagent des éléments

D’abord, sur le plan des principes la RSE est d’inspiration chrétienne. Bien avant la mode de la RSE qui apparait en ce début du 21ème siècle, la question sociétale en entreprise préoccupe, officiellement, l’Eglise depuis la fin du 19ème siècle avec l’Encyclique : « Rerum Novarum », même si depuis toujours cette question est latente.

Dominique Cassanet passe en revue les principes fondamentaux de la RSE au regard de ceux de la DSE.

  • Les notions DSE de « Bien Commun » et de « Destination universelle des biens », sans entrer plus avant dans les définitions, semblent répondre d’une certaine manière à la redevabilité.
  • La notion de Vérité (développée par Benoît 16 dans son encyclique « Caritas in Veritate ») semble être le pendant de la notion de transparence en RSE.
  • Le comportement de l’organisation doit être fondé sur les valeurs d’honnêteté, équité et intégrité (principe éthique). Se préoccuper d’autrui, des animaux et de l’environnement. S’engager à traiter l’impact de ses décisions et activités sur les intérêts des Parties Prenantes.Là encore, l’option préférentielle pour les pauvres propre à la DSE se rapproche de cette notion.
  • Aux principes de légalité et du respect des normes internationales en RSE correspond la notion de justice en DSE

Mais la DSE et la RSE ne se recouvrent pas entièrement.

Il existe selon Dominique Cassanet des différences notoires.
Dans la RSE, la notion de« parties prenantes » est largement évoquée. Cette notion intéressante, permet de sortir du face à face exclusif du capital et du travail en introduisant de nouveaux partenaires. Or cette notion est pratiquement passée sous silence, en tant que telle, par la DSE.
Mais surtout la DSE déborde partout sur la RSE. En effet, et pour prendre simplement le respect de la légalité, la DSE , au-delà de la simple justice va prôner le don et la gratuité en économie et dans les organisations. La conception même du travail et de l’autorité, au cœur de la DSE n’est pas évoquée par la RSE. Enfin, fondamentalement, la RSE ne prône nulle part le fonctionnement subsidiaire, joyaux de la DSE.

Certains vont même jusqu’à dire que leurs buts s’opposent.

Gildas Barbot dans “L’éclairage de la DSE sur le concept de RSE” démontre que la DSE promeut une véritable transformation (Transfiguration) managériale:
L’entreprise aujourd’hui est :

  • Une société fondée sur le Capital
  • Orientée vers la réalisation de profits
  • Caractérisée par la conflictualité du rapport K/W

L’entreprise pourrait devenir :

  • Une communauté de personnes
  • Orientée vers le Bien Commun (le profit n’est qu’un indicateur)
  • Caractérisée par une complémentarité entre le K et le W, grâce à la participation des employés à la gestion de l’entreprise.

Dominique Cassanet de conclure  » on peut dire que la RSE est une manière « light » et inachevée d’appliquer la DSE…. »

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RDJ Conseils

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Performance collectivePrendre en compte les aspirations de chacun, écouter, encourager, prendre en considération, en un mot créer de la confiance pour mieux renforcer la cohésion et nourrir la performance collective.

Un entretien avec Philippe Humeau souvent présenté comme un spécialiste dans l’application des méthodes participatives, la théorie du changement, l’analyse et la structuration du projet d’entreprise, l’intégration de l’engagement RSE à la stratégie d’entreprise, l’analyse et le dialogue avec les parties prenantes, la mesure des performances, le management interculturel.

Nous pensons, dites-vous, que le management doit s’adapter, dans ses modalités, afin de mieux répondre aux enjeux du contexte actuel. Pour quelles raisons l’entreprise doit-elle faire évoluer son management ?

Philippe Humeau : Le contexte dans lequel l’entreprise évolue aujourd’hui connaît des mutations quasi permanentes. Ces mutations sont notamment d’ordre économique, technique, culturel. Elles se caractérisent par une complexité et une incertitude croissantes, l’accélération des rythmes et des cycles ; mais également, par un niveau d’échange et d’accès à l’information, une capacité d’analyse, une diversité des êtres humains et des cultures en présence qui, judicieusement utilisés, peuvent favoriser de manière insoupçonnée l’anticipation et l’innovation tant nécessaires pour mener des actions pertinentes et performantes. Pour répondre aux enjeux de ces évolutions, l’entreprise doit pouvoir prendre des décisions parfois radicales, très rapidement, tout en assurant la cohésion et l’engagement des équipes qui la composent.
Nous avons la ferme conviction qu’aujourd’hui, associer largement les acteurs et les parties prenantes à des processus managériaux collaboratifs, c’est accroître la pertinence de l’analyse et des décisions, c’est consolider la capacité d’action et finalement c’est favoriser la performance.
Le modèle du chef qui pose la vision pour les années à venir est caduc. Aujourd’hui, avant même la gestion de la performance, c’est la pertinence des actions que l’on doit pouvoir remettre en question à chaque instant, ensemble. Ne perdons pas de vue un dernier aspect, celui des récentes évolutions sociétales. Au cours de ces dernières années, l’entreprise s’est vu conférer un rôle «social» de premier ordre. L’entreprise souhaite ou doit désormais jouer un rôle qui va bien au-delà de la création de valeur financière. Dans l’engagement sociétal des entreprises, les notions de pertinence et de performance sont évaluées selon des critères élargis, extra-financiers.

Votre approche est centrée sur la notion de management par l’action collective, qui mobilise la diversité (humaine, des compétences, des cultures…) des équipes et des parties prenantes, orientée vers l’impact : amélioration du bien-être au travail, augmentation de la productivité de l’innovation…

Philippe Humeau : Oui, nous plaidons pour une vision centrée sur l’«action collective». Les logiques financières, actionnariales et juridiques nous font oublier que l’entreprise est avant tout un collectif humain, qui mène un projet dont la mise en œuvre est collective.Nous considérons qu’à tout niveau hiérarchique, qu’à toute fonction, les salariés détiennent une vision de l’activité de l’entreprise, dont la prise en compte est utile pour alimenter les fonctions vitales que sont l’anticipation, la pertinence, l’innovation et la performance.

Cet excellent entretient de Farida Moha pour LE MATIN, aborde des questions pertinentes, auxquelles Philippe Humeau répond sans détour.

  • Théories du changement : quels leviers ?
  • Quels leviers faut-il mettre dans une entreprise pour initier le changement ?
  • Quels sont les ressorts universels du management ?
  • Quel est le rôle des dirigeants dans une conduite de changement du management ?

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Le Matin

Crédit photo : Mademoiselle Maurice.

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