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Archive for the ‘Académique’ Category

TravailUn éclairage institutionnaliste à partir d’une analyse de la littérature sur les codes de conduite.

Les travaux autour de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) se sont considérablement développés au niveau international depuis une dizaine d’années. Les crises répétées de nos modèles sociaux ont amené les chercheurs à s’interroger sur les modes alternatifs de régulation du capitalisme et, ce faisant, à faire de la RSE une voie de recherche féconde et salutaire – y compris dans l’opinion publique.

C’est particulièrement le cas en management et depuis peu en économie des ressources humaines où la question du rôle de la RSE dans les pratiques d’encadrement de la relation d’emploi est de plus en plus débattue. Pour autant, peu de place est accordée à l’analyse critique des dispositifs de RSE intra-firme, lesquels se fondent pourtant souvent sur des pratiques ambivalentes qui laissent apparaître des formes de manipulation des salariés au travail.

Virgile Chassagnon et Benjamin Dubrion nous livrent leur thèse dans cet article à partir d’une analyse de la littérature sur le concept de manipulation appliquée aux cas des codes de conduite des entreprises.

Selon eux, par certains des dispositifs mobilisés, la gestion des ressources humaines dite aujourd’hui « responsable » participe d’une tentative de manipulation des salariés par les entreprises qui est loin de garantir que les travailleurs auraient toujours à gagner du développement de la RSE.

Soulignons qu’il ne s’agit pas ici d’avancer que la RSE serait par nature et donc dans toutes les organisations un outil de manipulation des travailleurs.

Virgile Chassagnon et Benjamin Dubrion cherchent plutôt à montrer que certains des dispositifs qui l’instrumentent peuvent être utilisés par les firmes à leur profit à des fins de manipulation des salariés, l’idée étant que via la RSE, les salariés adoptent des comportements servant d’abord, au-delà des apparences et des discours, les intérêts des firmes.

Ils s’intéressent tout particulièrement dans ce texte aux instruments phares adoptés par la quasi-totalité des entreprises se présentant aujourd’hui comme socialement responsables, les codes de conduite.

Précisons que le travail mené ici, qui doit être vu comme un essai, s’appuie sur une analyse de la littérature portant sur des études menées depuis une trentaine d’années sur les codes de conduite, leur diversité et leur évolution.

 

L’intégralité de l’article

Revue Régulation

 

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abeille dans une fleurLa Fable des Abeilles ou les vices privés font les vertus publiques.

Dans son ouvrage « La Fable des abeilles », Mandeville, avance que toutes les lois sociales résultent de la volonté égoïste des faibles de se soutenir mutuellement en se protégeant des plus forts.

Sa thèse principale est que les actions des hommes ne peuvent pas être séparées en actions nobles et en actions viles, et que les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes peuvent en réalité lui nuire.

Par exemple, dans le domaine économique, il dit qu’un libertin agit par vice, mais que « sa prodigalité donne du travail à des tailleurs, des serviteurs, des parfumeurs, des cuisiniers et des femmes de mauvaise vie, qui à leur tour emploient des boulangers, des charpentiers, etc. ». Donc la rapacité et la violence du libertin profitent à la société en général.

C’est par une introduction sur cette fable que Dominique Terré, chargée de recherche au CERSES, nous livre cette communication devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 juillet 2014.

La Responsabilité Sociétale répond à une progression de plus en plus forte d’exigences « sociétales » en matière de droits dans une vision éthique des affaires, je vous invite donc à  (re)écouter cet exposé-audio emission radio

L’oratrice a notamment démontré que les 3 termes du titre de sa communication ne se présentaient nullement sous la forme statique d’un triptyque, mais au contraire dans un rapport dynamique, « la morale, force de la liberté, et l’économie, force de la nécessité » exerçant respectivement sur le droit une tension, alors que celui-ci « connaît une très grande expansion liée à une forte poussée éthique qui vient comme compenser l’instrumentalisation dont il est l’objet dans le cadre compétitif de la mondialisation et du marché. »

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